Education, Vie quotidienne

Avoir des enfants sages, est-ce un projet adéquat ?

Il y a quelques semaines, j’ai eu la chance de pouvoir assister à une conférence de Arnaud Derooéducateur de jeunes enfants, conseiller en éducation psycho-social, thérapeute et psychanalyste, organisée par le multi-accueil câlins et trottinettes  qui organise souvent des conférences dont les thèmes m’attirent.
 

Cette conférence avait un thème très intéressant, et tellement vaste : « Avoir des enfants sage, est-ce un projet adéquat ? »



Tout dabord, définissons le mot « sage ». Qu’est-ce-qu’un enfant sage pour nous ? Dans notre société, un enfant sage signifie un enfant obéissant.
 
Il paraîtrait que, de nos jours, les enfants sont plus difficiles qu’avant et que ce serait à cause des parents ! Enfin, ça c’est ce qui se dit…
 
Arnaud Deroo met en avant le projet de vie que tout parent devrait avoir en commun : faire que les enfants soient heureux et non obéissants.
(Un petit exemple est donné qui parlera peut-être à certains. Quand on dépose son enfant à la crèche / école / nounou / famille, n’est-ce pas mieux de dire à son enfant « amuses-toi bien » ou « passes une bonne journée », plutôt que « sois-sage » ?
 
Nous avons tous la possibilité de vivre autrement, de revoir nos principes.
Éduquer un enfant c’est l’aider à s’élever face au monde. Il doit se sentir aimer inconditionnellement car aimer, c’est sans condition et demander à un enfant d’être sage, c’est émettre une condition à son amour.
 
Il faut savoir qu’un enfant apprend énormément par l’imitation, on l’a tous remarqué en tant que parents, que nos faits et gestes sont espionnés, nos mots sont répétés… 
On obtiendra donc beaucoup plus facilement le respect de sa part, en le respectant nous aussi. Le respect doit être mutuel.
 
On peut parfois avoir l’impression et l’envie de dire « il me cherche !« , mais c’est faux, un enfant n’a pas cette volonté de faire exprès de nous énerver, mais simplement  ils font ressortir en nous des émotions / problèmes non résolus de notre passé / enfance car ils le sentent inconsciemment.
Les enfants ne nous veulent que du bien, et ils adorent nous aider, coopérer. S’il n’a plus envie, c’est qu’on lui en demande trop.
Quand on arrive à se libérer de nos principes, blessures, attentes, c’est là qu’on passe vraiment du temps avec son enfant, qu’on obtient une vraie relation.
 
Parfois aussi, après un beau moment passé avec son enfant, une sortie agréable, une activité qui s’est bien passé, etc…, on peut avoir un retour des choses très négatif quand, en rentrant, les enfants sont plus difficiles et cela peut être assez frustrant pour un parent. Arnaud Deroo l’explique par le fait que durant ce beau moment, les enfants ont eu la permission de sortir du stress, d’être vraiment libéré de tout « devoir » et qu’il peut être difficile de revenir à la vie quotidienne. Il ne faut jamais oublier que chaque moment avec nos enfants est un nouveau moment et qu’il faut faire la part des choses.
 
Une question se pose alors : pourquoi les enfants se comportent-ils de cette manière ?
La réponse est scientifique, car les enfants n’ont pas le même cerveau que nous, adultes. Ils ne voient pas le monde comme nous et ce qui est mal pour nous ne l’est pas forcément pour eux ! Tout comme nous n’avons plus leur imagination et il nous est parfois difficile de comprendre leurs « bêtises » quand eux n’y voyaient qu’un jeu (comme inonder la salle de bain pour se faire une piscine…)
Il ont une sensibilité émotionnelle très développée et se mettent parfois dans un état d’émotion excessif suite à une frustration. Ils sont alors incapables de se contrôler et faire redescendre leurs émotions, ils ont alors seulement besoin de confiance et d’amour (il est encore une fois prouvé scientifique que prendre un enfant dans ses bras développe l’hormone de l’ocytocine, hormone du bien-être), c’est la seule chose qui leur permettra de « redescendre ».
J’ai pu le tester sur ma fille à plusieurs reprises, et même s’il peut sembler illogique de prendre un enfant dans ses bras quand il fait une colère, parcequ’il vient de faire une bêtise, de se faire disputer, il est aussi impossible d’avoir une discussion constructive avec un enfant dans cet état là ! Donc ma priorité à cet instant, et parceque je ne supporte pas non plus de la voir comme ça, et de l’apaiser, et après on peut discuter de la situation…
 
 
De nos jours, avoir un enfant sage est un critère de qualité. Rien d’autre n’est autant remarqué et apprécié qu’un enfant sage et ça, on est bien obligé de tous le reconnaître !
Mais être sage, c’est obéir, et obéir est parfois synonyme de soumission. Or, l’obéissance (quel vilain mot) ne s’apprend pas pas par la soumission mais par la confiance ( Oubliez le système des punitions, chantage, récompense…).
L’obéissance par la soumission n’a pour seul effet que de développer la peur. L’enfant n’obéira alors que parcequ’il  a peur et non parcequ’il comprend et qu’il respecte ses parents.
De plus, la peur qu’il va développer, va également développer son manque de confiance en lui et en faire un adulte peu sûr de lui…
J’ai aimé une phrase d’Arnaud Deroo : « Ce n’est pas parceque le monde va mal que l’on doit élever nos enfants dans la dureté » ! Je l’ai trouvé parfaitement adapté à notre époque et à la façon de voir les choses de certaines personnes de mon entourage…
 
 
De cette conférence, j’ai tiré de la culpabilité ( Oui on était prévenus dès le départ !), et de bonnes idées. Il est pourtant dommage de ne pas avoir les clés pour « réussir son éducation » ! Ça peut être frustrant qu’on ne nous dise pas alors comment faire, mais chaque enfant est unique et chaque parent également, nous avons tous notre histoire qui va jouer sur l’adulte que nous sommes et l’éducation que nous donneront à nos enfants.
Dans la vie de tous les jours, j’essaye de mettre en pratique ces grands principes avec lesquels je suis daccord et qui respectent mes propres valeurs, mais rien ne sert de culpabiliser quand on fait « un pas de travers » ! Nous ne sommes pas toujours, nous non plus, dans un état émotionnel suffisamment fort pour respecter ces principes qui peuvent parfois être tellement contraires avec ceux de nos parents, grands-parents, et ceux de la société actuelle !
J’avoue, il m’arrive de punir ma fille, même si je regrette la seconde suivante, c’est trop tard. Il m’arrive d’aller à l’encontre de mes propres valeurs ! Et pourtant j’y tiens. Le principal c’est de donner de l’amour à ses enfants et de les respecter, et ce, au quotidien !
Voilà ce que j’ai pu apprendre de cette conférence : je ne suis pas une mauvaise mère ! 🙂
Activités enfants, Education, Vie quotidienne

Petit jeu pour apprendre à faire sur le pot !

Il y a quelques temps, on été tranquilles avec chéri, installés sur le canapé, à regarder Super Nanny (oui j’avoue on regarde des fois, pas tout le temps hein !). Et là on a découvert un truc super dont on a retenu seulement l’idée principale pour apprendre à son enfant à aller sur le pot.

Un petit jeu dont le matériel est très simple :

– Une feuille
– 3 feutres de couleurs différentes

Nous l’avons appelée simplement et clairement « la feuille du pot » 🙂



Nous avons expliqué le principe à la loutre de manière très simple et calmement, un soir quand on avait bien le temps.

Nous avons nous choisi 3 couleurs, le bleu, le gris et le noir. Chacune correspondant à quelque chose : le bleu correspond à un pipi, le gris correpond à un caca et le noir correspond à un essai de l’un ou l’autre sans avoir réussi.

La loutre à tout de suite accroché, et elle s’est empressée d’aller sur son pot (enfin son réducteur de toilettes) pour faire ses petits traits ! Si bien qu’elle voulait absolument faire les 3 couleurs tout de suite ! 🙂

Au final, et au bout de quelques jours, ça a dû lui faire un déclic, car elle ne met plus de couches ! Sauf pour la sieste et la nuit bien entendu. Mais sinon, elle va sur les toilettes dès qu’elle à envie ! Et elle ne s’occupe même plus de sa feuille maintenant, c’est vraiment devenu un automatisme.
C’est pourquoi je vous partage cette petite astuce si vous aussi vous voulez aider votre enfant dans cette grande étape de la « propreté » !

On est très fiers de notre fille qui vient encore de passer une étape qui l’a fait grandir ! 

Education, Vie quotidienne

La socialisation des enfants, un vrai parcours du combattant !

 
La vie en société, que c’est compliqué ! Pour les adultes, mais je crois même, encore plus pour les enfants !


Avec la loutre on commence à rencontrer quelques difficultés. Elle qui est si adorable avec les adultes, à bien du mal à s’entendre avec ceux de son âge !

Je l’ai dabord appris par la crèche, et j’ai pu aussi un peu l’observer mais pas beaucoup car elle à très peu de contacts avec d’autres enfants en dehors de la crèche…
Cela fait donc quelques temps que j’ai des discussions avec la directrice de la crèche, très gentille, qui me signale les petits soucis que rencontre la loutre avec ses petits camarades.

Tout se passe très bien avec les adultes de la crèche, il n’y a aucun soucis, mais avec les plus petits c’est autre chose !
La loutre n’aime pas partager, ça je crois que c’est clair ! Avec un Papa et une Maman relativement disponibles pour elle, elle à bien su s’y habituer et du coup, quand elle doit partager ses petites chouchoutes de la crèche, c’est compliqué.

Le problème c’est qu’elle utilise la violence de plus en plus quand elle veut se « débarrasser » d’un « obstacle »… Les dames de la crèche dont elle est le plus proche doivent parfois s’occuper d’autres enfants (eh oui, normal !) et là, c’est le drame ! Elle devient violente quand un autre veut lui prendre, et ce, que ce soit une des filles ou bien un jouet qu’elle convoite…
Elle utilise beaucoup la confrontation comme échange…

J’avoue être un peu dépassée par tout ça. Nous n’utilisons jamais la violence à la maison et j’essaye toujours de faire en sorte qu’elle aille vers les autres et que ça se passe bien.
Mais je remarque de plus en plus qu’elle aime aller vers les plus grands, car ils s’occupent d’elle, ou vers les bébés, dont elle peut s’occuper.

La directrice m’a rassurée, en me disant qu’elle allait se documenter un maximum afin d’aider la loutre dans ce parcours qui est difficile pour elle en ce moment et qu’on allait travailler ensemble. Je suis contente qu’elle fréquente une crèche où les assistantes maternelles sont très soucieuses du bien-être des enfants et où elle est parfaitement intégrée malgré les petits problèmes rencontrés.

Je me rend compte qu’elle commence tout juste la socialisation et qu’elle n’a pas fini de rencontrer des complications ! Je voudrais l’aider un maximum pour lui faciliter les choses !
Si vous avez des pistes, je suis preneuse !!

Ce soir, je suis une Maman triste

Education

[TRM] L’autonomie des enfants

Ce mois-ci je participe à la Table ronde des Mam’s lancée par Le mâle de mère.

 

 

Le sujet ce mois-ci : L’autonomie des enfants : ou comment les laisser prendre leur envol sans en faire trop ni trop peu ?

 
La question de l’autonomie commence justement à venir un peu sur le tapis chez nous car c’est derniers temps la loutre veut tout faire toute seule.
 
C’est un peu le moment compliqué, la phase délicate où je sens bien que je dois faire des concessions pour ne pas la brusquer, l’encourager à faire les choses, et ce même si elle ne les fait pas assez rapidement à mon goût ou pas de la manière dont je l’aurai fait.
 
C’est difficile pour moi de la laisser descendre deux étages par les escaliers toute seule parcequ’elle ne veut pas que je l’aide ou que je la porte. C’est parfois compliqué car on a pas toujours le temps, mais voilà, ça fait partie de son apprentissage à elle, alors je me dis qu’on doit prendre le temps dont elle à besoin.
 
En ce moment tout est prétexte à faire toute seule : « Non non, e fé Maman ! »
Alors comment lui dire non ? Elle qui ne cherche qu’a apprendre à faire…
Quand je lui donne une pom’pote qu’elle veut ouvrir toute seule, ou une bouteille, quand elle veut se servir seule à boire, quand elle veut prendre seule son inhalateur, etc…
 
Il est difficile la laisser faire sans pour autant l’abandonner à son triste sort. Je vois bien qu’il y a des choses qu’elle veut faire mais qu’elle n’a pas encore la capacité pour le faire. Alors je reste près d’elle et je lui propose gentiment mon aide si elle en a besoin et si elle l’accepte. C’est toujours difficile dans ces moments là de ne pas être trop envahissante pour elle car il suffit de peu pour la frustrer  et lui saper sa volonté d’indépendance.
 
Il est vrai donc que c’est un sujet délicat et que chaque âge doit avoir ses particularités également. Pour l’instant nous commençons tout doucement à emprunter ce chemin avec la loutre et je ne suis pas pressée d’en voir le bout ! 
 
 
 
Education, Trucs de Maman, Vie quotidienne

J’ai peur pour elle…


Je ne voulais pas m’exprimer ici au sujet de ce qu’il s’est passé ces derniers jours, j’ai exprimé ma tristesse pour toute ces familles sur Facebook, je ne voulais pas en rajouter, à quoi bon écrire encore toute ma peine à ce sujet mais finalement je ne peux retenir mes mots, j’ai besoin de les laisser sortir.

 
Quelques jours après, je la regarde et j’ai vraiment peur pour elle…
 
J’ai peur pour ma fille, peur de l’élever dans ce monde, peur qu’elle souffre, peur de ne pas savoir lui inculquer les bonnes valeurs, peur de la perdre, peur qu’on lui fasse du mal, peur qu’elle voit toute cette horreur, peur de devoir un jour lui expliquer, peur qu’elle perde son innocence d’enfant, peur pour sa vie, peur d’être séparée d’elle…
 
J’ai peur aussi en tant que Maman pour tous les enfants, et j’ai peur pour tous les parents car aucun parent ne devrait avoir à subir la perte d’un enfant. Et en tant qu’être humain j’ai peur pour toute ces familles et j’ai peur pour toute ces précieuses vies qui risquent de disparaître…
 

Alors oui on doit se montrer fort et je veux bien mais pourtant j’ai peur…